Le Dirigeant et le Monde (Z.T. Fomum)

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Quelle doit-être la relation du dirigeant avec le monde ? Le Seigneur Jésus avait insisté sur le fait que les disciples étaient dans le monde, mais n’étaient pas du monde. Cette position ne peut être modifiée. Le dirigeant doit être physiquement dans le monde, mais le cœur du dirigeant doit être séparé du monde.

 

Comment le dirigeant doit-il réagir envers les choses qui sont dans le monde ? Doit-il utiliser des hommes du monde ? Doit-il utiliser les dons des hommes du monde ? C’est ici une question très sensible, et nous voulons l’aborder dans un esprit de prière.

«Au mois de Nisan, la vingtième année du roi Artaxerxès, comme le vin était devant lui, je pris le vin et je l’offris au roi. Jamais je n’avais paru triste en sa présence. Le roi me dit : Pourquoi as-tu mauvais visage ? Tu n’es pourtant pas malade ; ce ne peut qu’être un chagrin de cœur. Je fus saisi d’une grande crainte, et je répondis au roi : Que le roi vive éternellement ! Comment n’aurais-je pas mauvais visage, lorsque la ville où sont les sépulcres de mes pères est détruite et que ses portes sont consumées par le feu ? Et le roi me dit : Que demandes-tu ? Je priai le Dieu des cieux, et je répondis au roi : Si le roi le trouve bon, et si ton serviteur lui est agréable, envoie-moi en Juda, vers la ville des sépulcres de mes pères, pour que je la rebâtisse. Le roi, auprès duquel la reine était assise, me dit alors : Combien ton voyage durera-t-il, et quand seras-tu de retour ? Il plut au roi de me laisser partir, et je lui fixai un temps. Puis je dis au roi. Si le roi le trouve bon, qu’on me donne des lettres pour les gouverneurs de l’autre côté du fleuve, afin qu’ils me laissent passer et entrer en Juda, et une lettre pour Asaph, gardien de la forêt du roi, afin qu’il me fournisse du bois de charpente pour les portes de la citadelle près de la maison, pour la muraille de la ville, et pour la maison que j’occuperai. Le roi me donna ces lettres, car la bonne main de mon Dieu était sur moi. » (Néhémie 2 :1-8)

Le Seigneur avait permis que le roi Asa meure, car lorsqu’il était tombé malade, « Il n’avait pas cherché l’Eternel, mais il avait consulté les médecins » (2 Chroniques 16 :12).

L’apôtre Jean avait recommandé ceux qui « sont partis, sans rien recevoir des païens. Nous devons donc accueillir de tels hommes, afin d’être ouvriers avec eux pour la vérité (3 Jean : 7-8).

Nous pouvons tirer les conclusions suivantes quant à savoir si oui ou non nous devons utiliser les hommes et les choses du monde :

  • Tous ceux qui servent le Seigneur doivent regarder au Seigneur et uniquement à Lui comme étant la Source et le Pourvoyeur de tous leurs besoins pour Son œuvre. Ils ne doivent regarder personne d’autre ni espérer en personne d’autre.

  • Le Seigneur, dans Sa souveraineté, peut décider d’utiliser toute personne qu’Il choisit pour pourvoir aux besoins qui Lui ont été présentés.

  • Quand Il choisit d’utiliser quelqu’un pour pourvoir à un besoin qui Lui est présenté, Il peut pousser la personne à agir directement d’une certaine manière, ou bien, Il peut envoyer Son serviteur pour demander à la personne de faire quelque chose.

  • Quand le Seigneur touche quelqu’un à agir de manière à pourvoir à un besoin qui Lui a été présenté, Il veut que Son serviteur reconnaisse cela comme venant de Lui. Il faut que tout l’honneur Lui revienne.

  • Toute aide qui arrive ne doit pas juste être reçue comme venant du Seigneur. Il faut que le croyant vérifie avec le Seigneur si oui ou non l’aide qui arrive vient de Lui. Ceci est important, parce que l’Ennemi peut envoyer une aide venant de quelqu’un et ayant des pièges. Il pourrait s’introduire comme aide, alors que son but est de détruire l’œuvre. On voit ceci clairement dans le livre d’Esdras. La Bible dit : « Les ennemis de Juda et de Benjamin apprirent que les fils de la captivité bâtissaient un temple à l’Eternel, le Dieu d’Israël. Ils vinrent auprès de Zorobabel et des chefs de famille, et leur dit : Nous bâtirons avec vous ; car, comme vous, nous invoquons votre Dieu, et nous lui offrons des sacrifices depuis le temps d’Esar-Haddon, roi d’Assyrie, qui nous a fait monter ici. Mais Zorobabel, Josué, et les autres chefs des familles d’Israël, leur répondirent : Ce n’est pas à vous et à nous de bâtir la maison de notre Dieu ; nous la bâtirons nous seuls à l’Eternel, le Dieu d’Israël, comme nous l’a ordonné le roi Cyrus, roi de Perse. Alors les gens du pays découragèrent le peuple de Juda ; ils l’intimidèrent pour l’empêcher’ de bâtir, et ils gagnèrent à prix d’argent des conseillers pour faire échouer son entreprise. Il en fut ainsi pendant toute la vie de Cyrus, roi de Perse, et jusqu’au règne de Darius, roi de Perse. » (Esdras 4 :1-5).

Quiconque accepte juste toute aide qui est offerte aura des problèmes. C’est enfantin de penser que toutes les offres proviennent du Seigneur. Il y a des moments où des offres sincères qui n’ont aucun mauvais motif doivent être rejetées. Esdras dit : « Là, près du fleuve d’Ahava, je publiai un jeûne d’humiliation devant notre Dieu, afin d’implorer de lui un heureux voyage pour nous, pour nos enfants, et pour tout ce qui nous appartenait. J’aurais eu honte de demander au roi une escorte et des cavaliers pour nous protéger contre l’ennemi pendant la route, car’ nous avions dit au roi : La main de notre Dieu est pour leur bien sur tous ceux qui le cherchent, mais sa force et sa colère sont sur tous ceux qui l’abandonnent. C’est à cause de cela que nous jeûnâmes et que nous invoquâmes notre Dieu. Et il nous exauça. (Esdras 8 :21-23).

  • Nul ne devrait demander de l’aide au Seigneur alors qu’il n’a pas mis tout ce qu’il possède dans la situation. Nul ne doit prier que Dieu pousse quelqu’un à faire quelque chose tant qu’il n’a pas fait tout ce qu’il pouvait au point qu’il n’y ait plus rien qu’il puisse faire. Nul ne doit demander au Seigneur d’envoyer des ouvriers dans Sa moisson à moins que lui-même ne se soit déjà offert comme l’un d’eux. Nul ne devrait demander au Seigneur d’envoyer de l’argent pour une certaine opération à moins que lui-même y ait mis tout ce qu’il possède.

Je ressens personnellement que toutes les offres qui feront que l’homme détourne ses yeux du Seigneur pour les fixer sur l’homme doivent être rejetées. Toutes les offres qui nous pousseront à sacrifier moins, à souffrir moins, et à dépendre moins du Seigneur doivent être rejetées. Mon opinion personnelle est que l’un des plus grands obstacles à la proclamation de l’Évangile dans le Tiers monde, ce sont les fonds bien intentionnés provenant des pays développés. La prière que j’adresse au Seigneur est qu’II arrête de tout l’argent venant de l’étranger pour l’entreprise de l’Evangile. Quand ce jour viendra, les faux « ministres » se retireront, la dépendance de l’homme disparaîtra, les mensonges qui sont racontés pour obtenir des fonds à partir de l’étranger disparaîtront, les « projets prestigieux » qui sont accomplis avec des fonds gagnés facilement de l’étranger disparaîtront, les véritables hommes de Dieu accompliront le ministère, et les natifs du pays sacrifieront et verront l’expansion rapide de l’Evangile et de l’édification de l’Eglise. « Seigneur, dans Ton amour et Ta miséricorde pour nous, fais venir ce jour en hâte ».

  • Lorsqu’il est certain que c’est Dieu qui est en train de pourvoir à l’aide, elle doit être reçue sans autre question

Néhémie était un exilé. Il était socialement bien placé, car il était échanson du roi. La tristesse n’avait jamais paru sur son visage avant qu’il ne reçoive les nouvelles au sujet des Juifs et de Jérusalem. Il y a une leçon à tirer à partir de ceci. Les croyants doivent occuper les positions les plus élevées qu’ils peuvent obtenir honnêtement dans le monde. Il n’y a pas de vertu spéciale à rechercher les emplois les plus bas et les salaires les plus bas. Ils pourraient ne pas rechercher l’honneur du monde qui n’est pas le pays de leur exil, mais ils doivent s’assurer que l’honneur est recherché pour le Seigneur et non pour le moi. Ils doivent gagner les plus grosses sommes d’argent qu’ils peuvent, mais ils ne doivent pas gagner cet argent pour eux-mêmes. Ils doivent le gagner pour le transférer immédiatement dans leur patrie en l’investissant dans l’entreprise de l’Evangile.

Néhémie avait un bon comportement devant le roi. Il était un échanson fidèle. Il était toujours joyeux. C’était une bénédiction de l’avoir dans les parages. Le chrétien doit faire de même dans le monde. Il doit être joyeux. Il doit être une bénédiction partout où il se trouve. Le monde peut ne pas l’aimer, mais son travail doit être d’une qualité telle que le non-croyant puisse au moins dire dans son cœur  qu’il travaille bien. Il doit être fidèle. Il doit être tel que si on lui donne une tâche, que cette tâche soit considérée comme faite. Il doit aller tôt au travail et doit y mettre toutes les heures de travail pour lesquelles il est payé. Il doit toujours travailler dur pendant tout le temps qu’il passe au travail. Son travail pourrait être ignoré. On pourrait parler mal de son travail, mais il faut que son travail soit exceptionnel.

Néhémie était très courtois envers le roi. Il dit : « Que le roi vive éternellement » Il aurait pu dire : « Je n’ai pas d’autre roi que le Seigneur. Le seul roi qui vivra éternellement, c’est le Seigneur. Je ne saluerai pas le roi de cette manière. Je dirai : « Monsieur Artaxerxès ». S’il avait dit cela et agi de cette façon, il aurait été un insensé. Les croyants doivent respecter les positions terrestres des gens. Ils doivent donner à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. La Bible dit : « Rappelle-leur d’être soumis aux magistrats et aux autorités, d’obéir, d’être prêts à toute bonne œuvre, de ne médire de personne, d’être pacifiques, modérés, pleins de douceur envers tous les hommes » (Tite 3 :1-2) « Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu. C’est pourquoi celui qui s’oppose à l’autorité, résiste à l’ordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes » (Romains 13 :1-2)

Il importe peu que l’autorité politique soit bonne ou mauvaise, le croyant doit se soumettre à elle. Peu importe qu’elle ait été instaurée démocratiquement ou non ; mais une fois que cette autorité est au pourvoir le croyant doit lui être loyal et soumis. Il y a des moments où Dieu, pour un but, décide d’élever des hommes sans valeur au pourvoir. La Bible dit : « Cette sentence est un décret de ceux qui veillent, cette résolution est un ordre des Saints, afin que les vivants sachent que le Très-Haut domine sur le règne des hommes, qu’il le donne à qui il lui plaît, et qu’il y élève le plus vil des hommes » (Daniel 4 :1) L’homme le plus vil n’est pas en fait le plus humble des hommes, mais le plus indigne des hommes. Dieu donne l’autorité politique à qui Il veut, y compris les sages, les insensés, les bons, les méchants, les justes, les corrompus, etc., et Il ordonne à tous les croyants de leur être soumis et de leur obéir, et de prier pour eux. Aucun croyant ne n’osera dire du mal d’un système politique ou d’un dirigeant politique quelconque. Il lui a été ordonné de ne médire de personne. Il doit se soumettre et obéir, même s’il s’agit du plus vil des dirigeants. Il n’est pas permis à un croyant de s’attacher ou d’être attiré par un dirigeant particulier ou par une direction particulière, par un parti politique ou par un système de gouvernement particulier. Il doit se soumettre celui que Dieu éleve et met au-dessus de lui. Il pourrait être démocratique ou non, il pourrait être socialiste, capitaliste, féodal, etc. Aucun de ces régimes ne doit déranger le croyant. Il est un exilé. Comment peut-il s’engager dans les affaires politiques du pays dans lequel il est étranger ? Il payera ses impôts et s’acquittera des devoirs que l’état exige de lui. Il le fera indépendamment de celui qui est au pourvoir et du système qui est au pourvoir. Il sait qu’il peut accomplir sa mission qui consiste à amener les gens à Christ et à les bâtir jusqu’à la maturité sous n’importe quel type de gouvernement. L’Eglise a été sous toutes les formes de gouvernement qui aient jamais existé. L’Eglise a grandi et prospéré sous des régimes dictatoriaux, des gouvernements communistes, des gouvernements socialistes, des gouvernements démocratiques, etc. L’Eglise a aussi manqué d’amener les gens à Christ et de prospérer sous toutes formes de gouvernement : les dictatures, les systèmes communistes, les démocraties, etc. La croissance de l’Eglise est indépendante du système politique en place. Elle dépend de la volonté souveraine de Dieu et de la relation des croyants avec leur Seigneur.

Le Seigneur Jésus n’avait pas prononcé un mot contre le système politique romain qui était au pourvoir à Son époque. Ce système avait des faiblesses, mais Il n’avait pas dit du mal de ces faiblesses ou parlé contre les dirigeants. Les apôtres n’avaient rien dit contre les dirigeants politiques de l’époque. Ils n’avaient pas prié pour qu’ils soient déposés et remplacés par de meilleures personnes. Ils n’avaient pas prié ni souhaité la mort des dirigeants politiques qui étaient méchants. Ils leur obéissaient plutôt et priaient pour eux et non contre eux.

Pourquoi avaient-ils adopté cette attitude ? Ils l’adoptèrent parce qu’ils savaient que le choix des dirigeants politiques étaient l’affaire de Dieu, et ils ne voulaient pas s’immiscer dans des affaires qui ne les concernaient pas. Ils savaient aussi qu’ils pouvaient accomplir leur mission indépendamment de qui était au pourvoir. Ils savaient que tous les gouvernements seront défaillants, quelle que soit l’ardeur du travail de l’homme, jusqu’à ce que le Seigneur Jésus descende sur terre et prenne la direction politique, économique et spirituelle du monde. Ce n’est qu’à ce moment que les choses seront ce qu’elles doivent être. Ayant cette connaissance, ils se contentaient de s’atteler à la seule chose qui ne sera plus possible quand le Seigneur Jésus viendra en puissance ; et cette chose, c’est la prédication de l’Evangile et l’édification de l’Eglise. Ce sera alors impossible à ce moment-là. Il faut que ce soit fait maintenant ! Pour cette raison, ceux qui sont sages laissent maintenant de côté les affaires économiques, politiques et sociales. Elles seront mieux gérées quand Jésus règnera sur la terre. Ils se concentrent sur la tâche de gagner les hommes perdus à Christ et de les amener à la maturité. Cette tâche sera absolument impossible quand Jésus reviendra.

Vois-tu alors quelle devrait être notre attitude vis-à-vis des dirigeants politiques ? Cette attitude devrait aussi s’appliquer à notre relation avec les gouvernements, les ministres, les directeurs, les chefs de services et les chefs de bureaux, et tous ceux qui ont une autorité politique sur nous, qu’ils soient grands ou petits.

Il y a cependant une limite à cette obéissance. Si quelqu’un qui est au-dessus de nous nous demandait de lui obéir et de désobéir au Seigneur, quelle que soit cette personne, nous devons poser une seule question : « Qui est l’autorité la plus élevée ? » Après que nous avons trouvé qui est la plus haute autorité, nous devons obéir à la plus haute autorité et désobéir à l’autorité qui est en-dessous. C’est un principe d’obéissance. Chaque fois qu’il y a un conflit entre deux autorités, le croyant doit obéir à la plus haute autorité. Ainsi, quand le croyant est face au choix d’obéir soit à Dieu, soit aux dirigeants politiques, il doit obéir à Dieu qui est l’Autorité la plus élevée. Néanmoins, il doit se soumettre volontairement et joyeusement à toute punition que l’autorité subalterne, - qu’elle soit politique, sociale, économique ou religieuse, - décidera de lui infliger à cause de sa désobéissance. Ainsi, le croyant est soumis aux autorités en toute chose. Il obéira souvent sans qu’il y ait des conséquences. C’est le cas lorsque ce qui est exigé ne contredit en rien la volonté de Dieu. Occasionnellement, il désobéira aux exigences des autorités lorsqu’elles contredisent la loi de Dieu, mais il se soumettra à la punition que cette désobéissance lui apportera comme conséquence de la part de l’homme.

 

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